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Imprimerie : Techniques utilisées pour l'impression : Description globale de quelques techniques utilisées en imprimerie selon le matériau utilisé
-30'000 à -300.
LES PREMIERS SIGNES
et l'ÉCRITURE
-30’000
. Les premières
graphies. Art
rupestre, décoration de
poteries, etc... Signes
traduisant un langage
gestuel.
(1)
-3’100
. La première
écriture est inventée
par les Sumériens.
L’écriture cunéiforme
(du latin : cuneus,
clou)
(2)
-3’000
. Les Egyptiens
créent les hiéroglyphes
dès la 1ère dynastie
(3)
-2’400
. Les Egyptiens
utilisent le papyrus
(4)
-1’400
. Le premier
véritable alphabet
apparaît au
Proche-Orient
(5)
-300
. L'alphabet latin de
19 lettres est
constitué
(6)
|
100. Le PAPIER
Au IIe siècle de notre
ère, les Chinois
inventèrent le papier à
base fibre de lin, de
chanvre ou de mûrier
pour obtenir la pâte à
papier.
(1)
300 ~ 900. La
XYLOGRAVURE
Les Chinois ont été
aussi les premiers à
utiliser la xylographie,
technique de la gravure
sur bois. Au XIe siècle
ils développent les
caractères mobiles. Le
plus ancien xylographe
n’est pas antérieur à
868. C’est le Sutra du
Diamant
(2)
|
~ 1450. La
TYPOGRAPHIE
Jean Gutenberg de
Mayence développa la
typographie au milieu du
XVe siècle, il est
considéré comme le
premier imprimeur typo.
L'originalité de
l'invention de
Gutenberg, fut
d'utiliser des
caractères mobiles,
fondus en plomb, donc
réutilisables pour
composer d'autres
textes. Les occidentaux
lui attribuent trop
souvent à tort
l'invention de
l'imprimerie (on doit
aux Chinois les
premières impressions
typographiques avec des
caractères mobiles en
terre cuite ou en bois,
vers le XIème siècle).
C’est à partir de cette
époque que va vraiment
naître une véritable
industrie du livre.
La typographie est un
procédé d'impression sur
formes en relief;
caractères mobiles en
métal gravés ou moulés
(voir même en bois ou
en plastique). Les
lignes sont justifiées
en longeur, une lettre
après l'autre dans un
outil appelée le
«composteur», le tout
est ensuite assemblé en
une «forme» carrée ou
rectangulaire
représentant le miroir
de page à imprimer.
Cette surface ou forme
est finalement encrée et
reportée par pression
sur une feuille de
papier.
Ce procédé était encore
en vogue jusqu'au milieu
des années 1970; il a
pratiquement disparu de
nos jours. Aujourd’hui
seuls quelques livres de
bibliophilie sont encore
composés et imprimés
avec ce procédé.
|
1796
. La
LITHOGRAPHIE
Découverte d’Aloïs
Senefelder, la
lithographie est
inventée en 1796, c’est
l’ancêtre de l’offset.
Lithographie (du grec
lithos: pierre et
graphos, écrire).
Procédé basé sur la
répulsion entre l'eau et
un corps gras. Le sujet
à imprimer est dessiné;
il est reporté au moyen
d'un crayon gras sur une
pierre calcaire. Par
action de mouillage avec
de l'eau, les surfaces
vierges (non imprimées)
refusent l'encre qui est
seulement attirée par
les régions grasses. Ce
procédé est dit direct
alors que l'offset, par
son transfert sur un
blanchet, est dit
indirect.
Ce procédé est
aujourd'hui encore
utilisé par des artistes
pour des oeuvres
graphiques à tirage
limité.
|
1876-1904
.
L’OFFSET
Même si l'on situe la
découverte de l'offset
entre 1876 et 1904, sa
mise en oeuvre dans
l'industrie graphique ne
date que des années 1950
à 70, suivant les
imprimeries.
Dérivé de la
lithographie, ce terme
exprime à l’origine
l’idée de décalque.
La copie d'un sujet est
exécutée sur un support
photosensible
(plaque). Une fois
développée, la plaque
est «calée» sur la
presse, elle s'imprime
sur un élément de
transfert, le blanchet,
qui décalque à son tour
l'image sur la feuille
de papier. D'après le
même principe que la
lithographie
(protection des parties
non imprimées par de
l'eau), la plaque
est humectée par des
rouleaux mouilleurs
avant chaque encrage.
Depuis environ trente à
quarante ans, dans les
imprimeries à grande
production, l'offset a
pris l'avantage sur tous
les autres procédés
d'impression
(typographie,
héliogravure,
sérigraphie).
|
ÉVOLUTION DES TECHNIQUES
DE COMPOSITION DES
TEXTES
1450 à 2004
Les Chinois, premiers
typographes ont utilisés
des caractères et des
motifs mobiles en
terre cuite, puis
en bois
(xylogravure) qui
ont servi à produire les
premiers «objets»
imprimés.
Plus tard vers 1450,
Gutenberg compris bien
vite que l'avenir
résidait dans
l'utilisation de
lettres métalliques
mobiles assemblées
(mélange de plomb,
d’étain et d’antimoine);
il eut aussi l’idée
d’accélérer le rythme du
tirage en créant la
presse à imprimer.
Dès le début du 19e
siècle, aux États-Unis,
la mécanisation des
fonderies de caractères
permet la production de
masse des caractères
mobiles pour la
composition manuelle;
mais l'assemblage un par
un, par le compositeur
typographe de tous les
caractères restait une
tâche lente et
fastidieuse.
Dès les années 1820, on
songe à mécaniser en
créant des
composeuses mécaniques.
A partir de 1886 seront
introduits les systèmes
Linotype et Monotype
permettant non seulement
de composer des lignes
entières, mais aussi de
fondre de nouveaux
caractères pour chaque
travail au moment de la
composition, supprimant
ainsi la distribution.
La Linotype assemblait
des matrices et des
espaces-bandes
justificatrices qui
servaient de moule pour
fondre la ligne en un
seul bloc.
Les Linotype et Monotype
ont ouvert une nouvelle
voie d’innovation. Ces
systèmes ont été vendus
jusqu’au début des
années 1970, leur
production fut arrêtée,
alors que se
généralisait l’usage des
systèmes de
photocomposition.
Les premières tentatives
de composition
photographique
datent de la fin du 19e
siècle. Mais c'est au
cours des années
1960-1970, grâce à
l'industrialisation de
l'impression offset que
les premiers systèmes
de photocomposition
remplacent
progressivement le
plomb. On peut citer les
systèmes Lumitype-Photon
et Compugraphic, qui
dominèrent le monde de
la photocomposition;
l'arrivée de
l'ordinateur sonnera la
fin des
photocomposeuses.
L'avènement des premiers
ordinateurs Macintosh au
milieu des années 1980
mettent ainsi à la
portée de presque tous
les professionnels la
puissance de gros
systèmes. Les premiers
logiciels de
publication assistée par
ordinateur ont
commencé à entrer dans
les ateliers de
photocomposition. C'est
le début de la PAO:
les logiciels de mise en
page comme Ventura
Publisher et
Aldus PageMaker puis
Quark XPress font
leur apparition. La
suite nous la
connaissons !
|
Procédés d’impression
moins connus, mais
toujours d’actualité
~
1822
L'héliogravure
Dérivée des méthodes
de la gravure en creux.
Procédé par lequel on
grave l'image
photographique sur un
cylindre de cuivre pour
l'imprimer ensuite,
comme une estampe, à
l'aide d'une presse.
Les parties imprimantes
sont de minuscules
godets sur un cylindre
de cuivre. Lors de
l’impression ce cylindre
trempe dans une encre
très fluide, les godets
se remplissent d’encre,
puis passe sous une «râcle»
qui essuie toute l’encre
en surplus; le cylindre
entrant ensuite au
contact du papier, toute
l’encre contenue dans
les godets se dépose sur
celui-ci. L’avantage de
l’héliogravure est de
donner des noirs et des
couleurs intenses, son
défaut est le coût de
gravure des cylindres.
Ce procédé n’est utilisé
que pour des revues à
tirages très importants.
La
sérigraphie
Dérivée de la
technique du pochoir,
originaire de Chine.
Une toile de soie très
fine (aujourd'hui du
nylon) laisse passer
l'encre. Il faut donc
boucher toutes les
parties du dessin devant
rester en blanc. Une
fois l'écran prêt, on
applique celui-ci sur la
surface à imprimer, et
avec une raclette en
caoutchouc, on force
l'encre préalablement
appliquée à l'intérieur
du cadre à passer à
travers les mailles de
la toile qui sont
débouchées, ce qui
reporte le dessin sur le
support à imprimer.
Cette technique est très
utilisée, car elle
permet d’utiliser
n’importe quelle encre
sur n’importe quel
support: papier, tôle,
verre, matériaux
plastiques souples ou
non. Elle n’est donc pas
prête à être abandonnée.
~ 1890
La
flexographie
La «flexo» est un
procédé d'impression en
relief (proche ou
dérivé de la
typographie) qui utilise
une forme imprimante
souple: le cliché.
Le cliché (ou plaque)
est développé dans une
machine à l’aide d’un
solvant approprié. Les
régions non insolées,
constituant les zones
non imprimantes, sont
alors dissoutes dans le
solvant.
Le substrat est pressé
directement sur les
éléments imprimants pour
réaliser le tirage.
L'encre est fluide et
contient des solvants
volatils. Les presses
sont de type rotatives.
Très présente dans le
domaine de l'emballage,
la flexographie est
utilisée pour
l'impression de supports
aussi variés que le film
polyéthylène, le carton
ondulé ou le carton
plat.
|
L'AVENIR DES TIRAGES
COURTS
L'Impression
industrielle avec des
procédés type copieurs
digitaux (Digital
Printing)
~ 1938 - 2004
XEROGRAPHIE, laser et
impression numérique
La photocopie fut
inventée en 1903. Le
premier photocopieur fut
commercialisé en 1907.
Dans ce cahier, les
autres procédés comme
les imprimantes
thermiques ou jet
d'encres ne sont pas
considérés; ces derniers
n'étant pas prévus pour
des tirages industriels,
mais bureautiques.
Xérographie:
cette invention est due
à Xerox, elle date de
1938. Un cylindre,
recouvert d'un matériau
photoconducteur, est
chargé de manière
uniforme par effet
Corona, grâce à un fil
porté à une tension de 7
à 8.000 volts. Dans
l'obscurité, le
photoconducteur est
isolant. Dans les zones
où il est rendu
conducteur par un
rayonnement lumineux
(souvent issu d'un
laser), il se
décharge. L'image
latente électrostatique
est ensuite révélée par
un toner de charge
opposée, fixé au papier
par chauffage.
On pourrait citer aussi
d'autres constructeurs
comme Siemens ou Canon,
qui ont aussi apportés
«leur pierre à
l'édifice», mais Xerox
reste le principal
acteur et inventeur,
grâce aux recherches
développées dans son
légendaire centre
P.A.R.C. (Palo Alto
Research Center). NB:
l'entreprise Xerox a
inventé des choses
formidables, mais elle a
trop souvent laissé ses
concurrents en profiter
!
Noir-blanc: au
début des années 1960,
Xerox lance ses premiers
copieurs analogiques
monochromes (noir-blanc)
industriels. En 1982,
Xerox mettait les
bureaux en réseau et
inventait l'ethernet.
L'aventure digitale
pouvait commencer. En
1991, Xerox lançait le
premier moteur
d'impression digital
avec scanner, écran de
contrôle et applications
de compositions des
documents intégrés : la
DocuTech 135.
Couleur: en 1980,
Xerox lançait le premier
photocopieur couleur
entièrement automatisé.
La couleur mettra 6 ans
à se vulgariser et à
pénétrer le marché de
manière significative.
En 1992, la couleur
digitale pénétrait le
monde de la production.
|
L'imprimerie
(offset traditionnelle)
sera dépossédée des
petits tirages par le
développement des
copieurs rapides.
Certains fabricants ont
lancé des machines
alliant les techniques
de la rotative à l'électrophotographie,
capable de produire dans
le plus court délai, à
partir d'une base de
données, un ouvrage
complet, au nombre
d'exemplaires
strictement nécessaire,
supprimant du même coup
le stockage et les
éventuelles mises à
jour.
Quelques avantages en
faveur des copieurs
numériques: impression
de petites quantités;
peu ou pas de
fournitures «annexes»
(films, plaques, etc..);
rapidité: pas de temps
de séchage, ce qui veut
dire qu'en général vous
pouvez obtenir un
travail «dans la
journée».
2004 - ?
L'avenir sera t'il
digital-laser ?
(toner-électrophotographie)
Personne ne le sait
vraiment, mais les
systèmes progressent
rapidement. Une chose
est sûre, le nombre de
tirage en faveur des
copieurs numériques est
en nette augmentation.
Actuellement jusqu'à
1000 exemplaires (en
couleur simple),
seul un tirage sur
copieur est
concurrentiel. On peut
déjà imaginer que la
tranche des 2 à 5'000
exemplaires sera aussi
dédiée à ce type de
copieurs.
Depuis 2002 plusieurs
fabricants ont
introduits d'énormes
systèmes (voir
ci-dessous). Les
prestataires devront
rentabiliser à tout prix
leur investissement, qui
à coup sûr feront chuter
les prix, ceci bien
entendu en défaveur
de l'offset.
|
2004 - ?
Quel avenir pour
l'offset ?
Ces dernières années, le
monde de l'impression
s'est vu confronté à des
bouleversements
technologique. Si
l'impression
traditionnelle en offset
a su garder le monopole
sur les gros tirages;
l'impression numérique
(digital printing)
s'impose sur les courts
et moyens tirages.
A l'heure actuelle, une
impression en offset est
envisagée pour des
tirages supérieurs à
1'000 (voire 1'500)
exemplaires. L'offset
se prête à des tirages
élevés de qualité,
mais va sûrement rester
une solution chère.
Grâce à la concurrence
des copieurs numériques,
les constructeurs
évoluent très rapidement
vers des systèmes
rapides (sans films
ou sans plaques).
Les désavantages de
l'offset par rapport au
digital-laser, sont les
préparatifs et les
délais: la mise en route
d'un travail demande
beaucoup de ressources
(consommables: films,
plaques, etc...),
ainsi que les encres qui
ont besoin d'un temps de
séchage important.
Technologies
employées ces dernières
années
Dès le milieu des années
1990, l'intégration va
aller plus loin, par une
digitalisation de toute
la chaîne graphique,
depuis les photographes
et les rédacteurs
jusqu'aux presses
elles-mêmes. Traitement
des images et des
textes, composition,
mise en page, gravure
finale, tout s'enchaîne
et devient affaire de
logiciel.
Le CTF =
Computer-To-Film
(de l'ordinateur au
film) est utilisé
pour caractériser la
chaîne graphique lorsque
l'information est
traitée de façon
numérique jusqu'à la
production du film.
Le CTP =
Computer-To-Plate
(de l'ordinateur à la
plaque) est utilisé
pour caractériser la
chaîne graphique
lorsqu'il y a
suppression de l'étape
du film.
Le CTPress =
Computer-To-Press
(de l'ordinateur à la
presse) est utilisé
pour caractériser la
chaîne graphique lorsque
les plaques sont gravées
directement sur la
presse.
Le CTPrint =
Computer-To-Print
(de l'ordinateur à
l'imprimé) est
utilisé pour
caractériser la chaîne
graphique lorsqu'une
image latente est
générée à chaque tour de
presse, puis révélée.
Les presses offset du
futur (dès 2000)
Voici quelques tendances
ou presses originales
produites par les grands
fabricants:
La Dicoweb de
Man-Roland: oubliez les
plaques !
(Computer To Press)
cette machine
d'impression est
caractérisée par le
changement de travail
numérique;
technologie-clé
permettant la
possibilité de graver,
d'effacer et à nouveau
de graver la forme
d'impression directement
dans la machine.
La SpeedMaster 74 DI
d'Heidelberg:
(technique CTP - sans
développement à partir
des données du
pré-presse) le
système de pilotage
informatique commande
l'insolation des plaques
d'impression qui sont
ensuite calées
automatiquement sur les
cylindres. Toutes les
opérations sont pilotées
à l'écran.
Mitsubishi a
aussi en préparation une
rotative dotée d'une
forme imprimante
réutilisable (Diamond
MAX-V), elle a été
annoncée, mais pas
encore dévoilée.
|
Pour terminer ce premier
cahier, quelques mots
sur le langage
PostScript, les RIP et
le flashage
Dès 1985
Le
langage PostScript:
ce standard adopté par
le secteur des arts
graphiques est qualifié
de «langage de
description de pages» a
été développé par Adobe
Systems en 1985. Il est
universel et multi
plates-formes; que le
fichier soit créé sur
Unix, MAC ou PC, il est
lisible par tous les
interpréteurs (RIP)
PostScript. Ce type de
fichier a l'énorme
avantage de conserver
les polices, les images
et la mise en page en
mémoire.
C'est pourquoi, les
imprimeurs, les
reprographes et les
Copy-Center préfèrent ce
format; un simple
téléchargement sur leur
RIP leur permet de
passer rapidement à
l'impression. Mais
attention, il est
capricieux et source
d'erreurs régulières,
c'est pourquoi les
professionnels lui
préférent le format
Acrobat .PDF qui lui,
est moins «fragile».
Le
RIP
(Raster Image
Processeur):
Convertisseur Postscript
vers format bitmap.
Interpréteur traduisant
le PostScript en
commandes destinées au
périphérique de sortie
(par exemple, une
flasheuse ou une
imprimante). Le RIP
peut être matériel ou
logiciel.
Le flashage:
appareil destiné à la
production de films (CTF)
ou de palques (CTP)
offset en quadrichromie,
tri- bi- ou mono-
chromie. Pour qu'une
flasheuse «fonctionne»
il faut la séparer en
trois parties bien
distinctes:
1. Le RIP ou traducteur
PostScript, servant à
transformer les données
du fichier
2. La Flasheuse ou unité
d'exposition; elle
recevra les données du
RIP et les transmettra à
l'oeil laser qui
«flashera»
sur un film ou une
plaque photosensible.
3. La dévellopeuse:
comme son nom l'indique,
elle développera les
films ou les plaques
exposés par la flasheuse
Fin du cahier No1
Vous touverez tout le contenu de ce cahier No1 - Historique et évolution des techniques d'impression «ready to print» dans ce fichier .PDF à télécharger (attention 1.2 MB). Ce poids est justifié car les images et la mise en page sont de meilleure qualité que sur cette page Web.



