Termes Techniques

 

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

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A         Haut

Alinéa
Groupe de phrases apparentées (enchaînement d'idées), ensemble de lignes constituant un paragraphe.
Par extension, renfoncement de la premièreligne d'un paragraphe, retrait qui s'exprime systématiquement par des blancs fixes (cadratins et demicadratins).

Amalgame
Réunion de plusieurs imprimés sur une même feuille d'impression. Imprimés différents présentant néanmoins les mêmes spécificités techniques (qualité du papier, couleur). Cette technique permet de réaliser des économies substantielles.

Angle d'empattement
Liaison plus ou moins incurvée entre l'empattement et le fût.

Annonce anglaise
Texte de quelques lignes en petit corps, dont l'initiale du premier mot se trouve à cheval sur 2 lignes.

Apprêt
Traitement particulier appliqué à la surface de la feuille de papier en vue de l'usage que l'on compteen faire et de l'aspect visuel que l'on souhaite obtenir. Il en résulte des papiers calandrés, lissés frictionnés, satinés, mats, etc.

Approche
Espace entre deux lettres.

Assemblage
On distingue :
L'assemblage par superposition : opération qui consiste à superposer des feuillets ou des cahiers, dans l'ordre de l'ouvrage, avant de les solidariser par un procédé de brochage ou de reliure.
L'assemblage par encartage : opération qui consiste à encarter plusieurs cahiers avant de les solidariser par piqûre (agrafes métalliques ou fil textile).

Abrasion Action d'user par frottement .

Acétate de cellulose

Plastique ininflammable obtenu en soumettant la cellulose (coton ou fibres ligneuses) à l’action de l’acide acétique. Les films en acétate, en diacétate et en triacétate (safety films) ont graduellement remplacé les pellicules en nitrate. Bien qu’elles se détériorent moins vite, elles subissent tout de même une légère réaction catalytique qui entraîne à son tour le “ syndrome du vinaigre ”.

Adhésif pour archives

Adhésifs chimiquement et physiquement stables qui ne sont pas nocifs pour les documents d’archives, par exemple, les produits à base la méthylcellulose. Les adhésifs sensibles à la pression, à base de caoutchouc ou d’éther de cellulose sont à éviter.

Adhésif sensible à la pression

Adhésif ne nécessitant qu’une simple pression des doigts pour adhérer à une surface. Le Scotch Tape appartient à cette catégorie.

Anneaux de Newton

Défaut résultant d’un phénomène d’interférences qui se produit fréquemment lorsque deux surfaces lustrées, par exemple un négatif et une enveloppe de plastique, se touchent.

Antioxydant

Produit chimique ajouté à un matériau pour l’empêcher de s’oxyder.

 

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B         Haut

Bas de casse
Nom des caractères minuscules, par opposition aux capitales et par extension du nom donné à la partie inférieure de la boîte (casse) où elles se trouvent rangées.
Cette boîte est (était) utilisée par les typographes pour classer une police de caractères.

Belle page (*)
Page de droite d'un ouvrage imprimé. Son folio est impair.

Ben-Day
Du nom de son inventeur Benjamin Day, système de mise en couleurs par application de trames. Ce procédé est surtout utilisé pour le grisé des croquis industriels et pour l'impression des journaus d'enfants.

Blanc(s)
Dans un texte composé, les blancs représentent les parties non imprimées.

Bon à tirer (B à T)
Formule apposée sur une épreuve suivie de la signature du responsable de la publication et déchargeant l'imprimeur de la responsabilité du tirage. (Accord pour le tirage).

Bonnes feuilles
Petite quantité de feuilles remises au client comme justificatif du tirage. Dès le début du façonnage on peut fournir, de même, un certain nombre de «bons exemplaires».

Boucle
Partie du g qui descend sous la ligne de pied (dite aussi goutte).

Bourdon
Oubli d'un mot, d'un groupe de mots ou d'une phrase dans un texte composé.

Bristol
Papier bien collé, d'un grammage généralement supérieur à 150 gr/m2, ou carton composé d'un ou plusieurs jets non contrecollés, fabriqué uniquement avec de la pâte chimique blanchie, et apte à l'impression et à l'écriture. Le bristol est caractérisé par son lissé, sa rigidité, son apparence nette et son épair fondu. Il peut être utilisé, par exemple, pour la confection de cartes de visite.

Brochage
Technique de finition des ouvrages imprimés qui comporte un ensemble spécifique d'opérations conduisant à la réalisation des «corps d'ouvrages» (pliage des feuilles imprimées, assemblage des cahiers, solidarisationdes cahiers entre eux et à la couvrure (emboîtage du corps d'ouvrage dans la couverture et collage pour faire adhérer la couverture au corps).

Bordures métalliques

Bandes de métal servant à solidifier les boîtes de rangement pour documents d’archives.

Bromure
(ou proof). Epreuve tirée sur papier photographique d'un document d'éxécution. Désigne l'ensemble des documents photographiques devant être remis à la photogravure et destinés à la reproduction imprimée.

Brossé
Se dit d'un papier qui a été soumis à l'action lustrante d'un jeu de brosses, ce qui a pour but de le rendre brillant sans trop l'écraser.

Bûchettes

Fragments grossiers de matières fibreuses présents dans la pâte ou le papier.

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C         Haut

Cabochon
vignette gravée de petite dimension

Cadratin
Petit bloc servant à remplir un vide en début d'alinéa ou à la fin d'une ligne plus courte que les autres. Valeur de blanc fixe dont la chasse correspond exactement à la force de corps du caractère utilisé. Le demi-cadratin est la moitié. La chasse des chiffres correspond à un demi-cadratin dans le corps utilisé.

Cahier
Unité de base de la constitution d'un ouvrage imprimé, formé à partir d'une feuille imprimée pliée en 4, 8, 16, 32 ... pages, par exemple. C'est par l'encartage ou l'assemblage que les cahiers sont réunis pour former le corps d'ouvrage.

Calandré
Se dit d'un papier dont la surface a été frottée par les rouleaux de la calandre, et rendue lisse et brillante. La calandre, ou mieux, la super-calandre, est un dispositif mécanique constitué par une série de rouleaux d'acier poli sur lesquels on fait passer la bande de papier bien tirée. Cette opération s'appelle le calandrage.

Calibrage
Opération de comptage qui permet l'évaluation des signes d'une copie et l'encombrement que prend cette copie après le traitement typographique choisi.

Calque (papier)
Papier à l'usage des bureaux de dessin, suffisamment translucide pour qu'une image inscrite dessus puisse être reportée par des procédés de reproduction utilisant la transmission de la lumière ou pour permettre de retracer le dessin d'un original recouvert par ce même papier.
La translucidité peut être obtenue de deux façons:
• en traitant après sa fabrication un papier approprié avec de l'huile, de la résine ou des cires pour avoir un papier calque «artificiel»
• par traitement mécanique pendant la préparation de la pâte pour avoir un papier calque « naturel».

Capitale
Lettre majuscule.

Caractère
Lettre d'imprimerie. Ensemble des lettres d'un alphabet déterminé : famille de caractères. Caractère de labeur Caractère utilisé pour le texte en lecture continue, par opposition aux caractères d'affiche ou de titrage. Leurs corps est le plus souvent compris entre 6 et 14.

Carbonate de calcium

Minéral alcalin que l’on ajoute à la pâte pour tamponner le papier.

Carbonate de magnésium

Autre minéral alcalin qui, à l’instar du carbonate de calcium, sert à tamponner le papier.

Carte à fenêtre

Carte de dimensions normalisées munie d’une ou de plusieurs ouvertures destinées à recevoir des micro-images.

Carton

Terme générique désignant habituellement une feuille de papier faisant plus de 225 g/m2.

Carton compact (*)
Carton contrecollé, d'un grammage minimal de 900 gr/m2 et comportant au moins une couverture forte kraft ou similaire, apte à la fabrication des caisses d'expédition.
Remarque: Il n'y a pas d'équivalent anglais du terme français.

Carton contrecollé (*)
Carton obtenu par le contrecollage de deux cartons ou plus, de composition identique ou différente. Carton couché pour boîtes pliantes Type de carton pour boîtes pliantes ayant été couché sur une ou sur ses deux faces. Les surfaces couchées doivent avoir de bonnes qualités d'impression et être généralement aptes au vernissage.

Carton dur
Carton à I'enrouleuse, dense, dur, très rigide, lisse et résistant.

Carton gris
Carton fabriqué sur une machine continue, à partir de vieux papiers, généralement de qualité inférieure.

Carton ondulé

Carton composé d'une ou de plusieurs feuilles de papier cannelé, collées sur une feuille ou entre plusieurs feuilles de papier.

Casse
Tiroir à compartiments, appelés cassetins, qui sert (servait) au rangement des caractères typographiques en plomb; le classement des caractères est lié à la fréquence de leur emploi dans une langue.

Carte à fenêtre

Carte de dimensions normalisées munie d’une ou de plusieurs ouvertures destinées à recevoir des micro-images.

Carton

Terme générique désignant habituellement une feuille de papier faisant plus de 225 g/m2.

Carton à l’enrouleuse

Terme générique désignant un carton homogène de fort grammage habituellement fait à partir de papier recyclé sur une enrouleuse.

Carton à passe-partout

Carton solide formé de plusieurs épaisseurs et destiné à protéger les oeuvres d’art sur papier lorsqu’elles sont exposées.

Carton dur

Appelé aussi carton pour boîtes, carton plein ou carton compact. Un carton constitué par la superposition de plusieurs couches de papier contrecollées. Ce carton est utilisé concurremment au carton ondulé.

Carton ondulé

Carton constitué d’une ou de plusieurs feuilles de papier cannelé (ondulations)
contrecollé sur une, ou entre deux ou trois feuilles de papier plat. Les principales catégories de carton ondulé sont les suivantes : carton simple face (une seule feuille de papier cannelé collée sur une seule feuille de papier plat), carton simple cannelure ou double face (une feuille de papier cannelé intercalée entre deux feuilles de papier plat) et carton double cannelure (deux feuilles de papier cannelé intercalées entre trois feuilles de papier plat). Il existe différentes grosseurs de cannelure : cannelure A, cannelure B (la plus répandue), cannelure C et cannelure E (la plus petite).

Cast coated
Papier ou carton couché de haute qualité et de très grande brillance, obtenu par application d'une couche et séchage de cette couche contre la surface chromée d'un cylindre (exemple Chromolux).

Césure
Désigne la coupure qui intervient à l'intérieur d'un mot en fin de ligne lorsque la justification de cette ligne ligne ne permet pas de le composer en entier. (coupure marquée par un trait d'union).

Chapeau
Texte de quelques lignes placés en tête d'un article ou d'un document pour le résumer ou l'introduire.

Charges
Composants qui entrent dans la composition de la pâte à papier, et qui sont autres que les fibres de cellulose et l'eau.

Charte graphique
Ensemble des règles (ou code) graphiques (typographie, dessin, couleurs) adoptées par une entreprise ou un organisme dans un souci de permanence et de cohérence de l'image produite.

Chasse
C'est la largeur visible de l'oeil d'un caractère. L'encombrement étant la largeur invisible. Elle est fonction :
• de la lettre : un "m" chasse plus qu'un "n", il occupe plus de place sur la ligne
• du corps : on constate aussi que la chasse des caractères augmente proportionnellement au fur et à mesure qu'augmente la force du corps. Un corps 12 chasse plus qu'un corps 8 : m m
• du dessin du caractère qui peut être serré ou étroit, normal et large, tels : m m m L'examen d'une police de caractère montre bien les valeurs relatives de la chasse (l'expansion horizontale) de chacune des lettres, capitales, bas de casse et signes divers qui la composent. Le style du caractère peut également influer sur la notion de chasse. Autrefois en composition plomb, la chasse incluait aussi les approches ou blancs fixes placés à droite et à gauche de la lettre. En fait, elle correspondait à l'encombrement du bloc de plomb de la lettre.

Chemin de fer
Représentation graphique de l'ensemble d'un projet de publication, matérialisé ou non par une maquette de mise en page. Permet l'ordonnancement, le lancement et le contrôle des différentes étapes de la fabrication

Charge

Fins pigments minéraux, généralement de couleur blanche (argile, dioxyde de titane, carbonate de calcium, etc.) qui sont ajoutés à la fibre de papier lors de sa fabrication. Ces pigments influent entre autres sur le pH, le fini et l’imprimabilité du papier. Charge alcaline — Voir Tampon alcalin.

Cicéro
Unité de mesure typographique utilisée en Europe, équivalant à 12 points Didot, soit 4,155 mm. Également appelé "douze".

Collure (*)
Joint dans le sens « travers» d'un papier ou d'un carton, réalisé au moyen d'un produit ou d'un ruban adhésif pour :
• obtenir une bobine de diamètre donné ou un métrage déterminé de papier;
• assurer, par exemple sur une machine de transformation, une opération continue d'une bobine à uneautre.

Colombelle
Filet séparant deux colonnes de texte

Complexage
Opération qui consiste à faire adhérer à la surface d'une feuille de papier un film plastique, ou de métal en feuille, de manière à obtenir un complexe.

Conditionnement
Le papier est livré en rames de 500 feuilles pour les grammages faibles ou moyens, en bobine pour l’impression sur presses rotatives.

Contrecollage
Opération dans laquelle une ou plusieurs bandes ou feuilles de papier, de carton ou d'autres matériaux sont collées sur toute leur surface à une autre bande ou feuille de papier ou de carton, grâce à un adhésif approprié.

Contrepoinçon
Espace blanc à l'intérieur de la panse d'un caractère, la contre forme du noir.

Copie (*)
• Exemplaire du produit fini obtenu par reproduction de l'original.
• Document de base (manuscrit, tapuscrit, accompagné ou non d'illustrations).

Coquille
Erreur de composition : lettre manquante ou quand une lettre est mise à la place d'une autre.

Corps
(ou force de corps). Taille d'un caractère exprimée généralement en points typographiques ou en dixièmes de millimètres. Les textes courants sont généralement composés en corps 9 à 12. Les textes secondaires peuvent l'être en corps 7, 8 et parfois moins.

Couche
Enduction ou, en termes de métier « sauce », appliquée sur la surface de la plupart des papiers qui deviennent ainsi des papiers «couchés».

Couché (*)
Papier ayant reçu une couche sur une face ou sur les deux.
On distingue : les couchés classiques, papiers d'art traditionnels dotés de qualité exceptionnelles et relativement chers ;
• les couchés modernes, qui bénéficient généralement d'un double couchage en machine et hors machine, et qui répondent à la plupart des besoins de l'imprimerie contemporaine.
• les couchés machine, qui sont plus ordinaires et ne subissent qu'un seul couchage en cours de fabrication.

Couché machine
Papier couché contenant un pourcentage plus ou moins élevé de pâtes mécaniques : de 20 à 50 % (il est alors dénommé avec bois); les pâtes, comme les charges, lui donnent de l'opacité. Il est moins chargé en couche que le couché moderne (de 7 à 8 gr/m2 par face). Le grammage du papier peut descendre aux environs de 40 gr/m2..

Couché moderne
Papier couché sans pâte mécanique (sans bois) et ayant une couche de 10 à 20 gr/m2 par face. Le couchage peut être effectué sur ou hors de la machine à papier; dans le cas d'un couchage hors de la machine à papier, chaque face reçoit une ou deux couches n'excédant pas en totalité environ 20 gr. de couche par face.

Couleur
Les pigments sont inclus dans la pâte au cours de la fabrication, certains aspects de surface également (grainé, toilé, strié, vergé, filigrané...).

Couture
Procédé par lequel les cahiers assemblés (superposés les uns sur les autres) sont cousus au fil textile avant d'être brochés ou reliés.

Couverture (*)
Terme générique désignant un papier ou un carton destinés principalement à être collés sur une cannelure en vue de constituer un carton ondulé, ou à recouvrir, par exemple par collage, un autre papier ou carton, avec lesquels ils font corps.

Couverture kraft (*)
Couverture composée essentiellement de pâte kraft.

Composition fibreuse

Nature et proportion des constituants fibreux du papier ou du carton. La composition fibreuse est généralement exprimée en pourcentage par rapport à la masse fibreuse totale. Voir aussi Fibre.

Conditions ambiantes

Terme généralement utilisé pour désigner la température et le taux d’humidité relative d’un édifice. On recommande aux centres d’archives qui conservent principalement des documents sur papier, de maintenir une température de 18º à 20ºC et un taux d’humidité relative de 45 %.

Copolymère

Polymère formé de plus d’un type de monomère. Le Coroplast, par exemple, se compose de deux monomères : le polypropylène et le polyéthylène.

Coroplast

Plastique constitué de polypropylène et de polyéthylène ayant la forme d’un carton ondulé.

Crénage
Modification de l'espace entre certains caractères qui, sinon apparaîtraient mal interlettrés (par exemple lorsque la A et le V sont voisins). Le dessin du g peut par exemple déborder sous le f.

Cristal (*)
Papier sans bois, écru, blanchi ou coloré, transparent, translucide lorsqu'il est coloré ou opacité dans la masse, glacé et lustré sur les deux faces et peu perméable aux corps gras ainsi qu'à la transmission des odeurs. (NF Q 12-003).

Cromalin
Epreuve couleur sur papier pour contrôler la photogravure.

Cul-de-lampe
Motif placé à la fin des chapitres.

Cursive
Ecriture manuelle dans laquelle les lettres sont inclinées et reliées.

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D         Haut

Délié
Partie fine d'une lettre qui s'oppose à la partie plus épaisse.

Densité

Poids par unité de volume exprimé en g/cm3. Les cartons haute densité semblent donner de meilleurs résultats dans la plupart des essais mécaniques auxquels ils sont soumis.
Délié de jonction Trait fin qui relie par exemple la panse du g et sa boucle.

Diacritique
Elément surajouté à une lettre d'un alphabet afin d'en modifier la valeur. Les accents et les cédilles sont des signes diacritiques.

Didot / Didone
Nom d'une famille de graveurs, fondeurs, imprimeurs dont l'activité s'étend de 1689 à 1913. C'est à François- Ambroise Didot que l'on doit la création du point typographique (1 point didot = 0,3759 mm) et à son fils la création du caractère Didot.

Drapeau
Colonne de texte non justifié mais dont un des côtés est aligné (à droite ou à gauche). On parle alors de texte en drapeau.

Ductus
Du latin ducere, conduire : action gestuelle visible dans l'écriture (conduite de l'outil, du tracé).

Durabilité

Qualité d’un papier d’usage courant qui résiste à l’usure et ne se déchire pas facilement. Le papier monnaie, par exemple, doit être durable mais n’a pas besoin d’être permanent.

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E         Haut

Échelle de reproduction (*)
Rapport des dimensions de l'image reproduite, à celles de la partie correspondante de l'original.

Éclatement — Voir Essai de Mullen.

Emboîtages temporaires

Boîtes spéciales conçues à l’origine par la Library of Congress pour protéger les livres rares en attendant de pouvoir les restaurer et les conserver adéquatement. On peut fabriquer soi-même ces boîtes ou se les procurer, en formats standard ou non, chez les principaux fournisseurs de matériel d’archives. Elles protègent les documents contre les déchirures et les autres dangers inhérents à leur manipulation, de même que contre les produits nocifs.

Empagement
Surface occupée dans une page par la composition d'un texte ou d'un ensemble texte-images. Empattement Sorte de petit trait (ou ornementation) qui prolonge les extrémités des traits droits et obliques des lettres.

Encollage

Ajout de certains produits à la composition d’un carton ou d’un papier (encollage interne) ou à sa surface (encollage externe) afin de le rendre plus solide et d’accroître sa résistance à la pénétration de substances aqueuses, l’encre notamment. La colle à la résine d’alun est inappropriée pour le matériel d’archives en raison de son acidité.

Encart (*)
Additif à un ouvrage, imprimé sur un papier différent qui peut être fixe ou volant, c'est-à-dire simplement glissé entre deux pages.

Encartage
Principe de réunion des cahiers d'un ouvrage par intercalage de chaque cahier au milieu du précédent. Encre au modèle Encre étudiée à la demande de l'imprimeur pour répondre à des exigences particulières, afin de réaliser les tons directs.

Encre « standard » (*) Encre faisant l'objet de fabrications suivies et se trouvant en stock chez les fournisseurs d'encres. C'est le cas de la plupart des gammes d'encres primaires. Mais, aussi utilisées qu'elles soient, les encres primaires ne couvrent pas tous les besoins de l'imprimeur; c'est pourquoi les fabricants d'encres commercialisent des séries d'encres, en principe mono-pigmentaires, de teintes usuelles utilisées seules ou en mélanges pour créer de nouvelles couleurs.

Engraissement
Modification des traits ou des trames qui consiste en un élargissement des surfaces imprimantes soit volontaire par opération photographique - dans ce cas un affinement est également réalisable -, soit involontaire, par écrasement de l'impression sur le papier (excès de pression, excès d'encre) parfois nécessité par l'état de surface de papier.

Envers
Verso de la feuille de papier. Les exigences de la fabrication du papier font que le recto et le verso de la bande n'ont jamais tout à fait le même aspect,quels que soient les traitements infligés au papier. Sur un papier «qui a de l'envers», cette différence est bien visible; elle ne constitue pas forcément un handicap, tout dépend de l'application envisagée.

Épair
Disparités d'aspect visible dans la transparence du papier. Lorsque ces disparités sont très accentuées, on parle d'épair « nuageux»; le rendu de l'impression risque alors d'en souffrir.

Épaisseur

Distance, mesurée à l’aide d’un micromètre, entre la surface d’une feuille de papier ou de carton et la suivante lorsqu’un poids statique y est appliqué. L’épaisseur du papier s’exprime en millimètres (mm) ou en millièmes de pouce (mil). On peut aussi mesurer l’épaisseur du papier en points (1 pt. = 1 mil). Le micron est l’unité de mesure utilisée surtout pour mesurer l’épaisseur des feuilles de plastique; un micron = 1 millionième de mètre. Un jet équivaut environ à 500 microns.

Épreuve
Justificatif imprimé de composition ou de photogravure, préalable au tirage ; pour les textes on distingue successivement : l'épreuve en placard (ou «en première »), l'épreuve «en seconde» (mise en page du texte) et la «tierce» qui présente la page définitive associant texte et image.

Épreuve de photogravure (*)
Document obtenu soit par un procédé photographique, soit par un procédé d'impression, et destiné au contrôle du processus de reproduction des images (monochrome ou polychrome).

Espace
Mot du genre féminin en typo qui désigne les blancs placés entre les mots pour les espacer. Devant le point-virgule, les points d'exclamation et d'interrogation, on doit placer une espace nommée espace fine, inférieure normalement à celle qui sépare les mots.

Essai à la phloroglucine

Essai ponctuel permettant de déterminer si le papier contient plus de 1 % de lignine.

Essai d’activité photographique

Essai élaboré par l’Image Permanence Institute de Rochester, N.Y., afin d’identifier les matériaux, les encres et les adhésifs d’utilisation sécuritaire pour la conservation des images argentiques. L’essai consiste à appliquer le matériau dont est fait un contenant protecteur, l’adhésif servant à le garder fermé ou l’encre utilisée pour l’identification, sur la surface de deux détecteurs; le premier détecteur sert à repérer d’éventuelles marques de décoloration et le second, des taches possibles sur les documents photographiques. L’échec ou la réussite de ce test témoigne assez bien de la qualité du papier. La plupart des fournisseurs soumettent régulièrement leurs produits à l’IPI ou à un autre laboratoire d’homologation. Ceux qui obtiennent des résultats concluants à l’essai sont identifiés comme tels dans leurs catalogues. On procède actuellement à la mise au point d’essais de même nature pour les photographies couleur et les films diazoïques.

Essai de Cobb

Essai servant à mesurer la quantité d’eau absorbée par un échantillon de papier ou de carton fortement encollé. Les résultats s’expriment en grammes d’eau par mètre carré de papier et fournissent une assez bonne indication du caractère hydrofuge d’un produit.

Essai de Mullen

Essai permettant de mesurer la résistance à l’éclatement du papier lorsqu’une certaine pression est exercée; si la pression est plus forte, on utilisera l’essai de Beach (résistance à la perforation). Les unités de mesure utilisées pour l’essai de résistance à l’éclatement sont la livre par pouce carré (PSI) ou le kilopascal (Kpa) — le pascal est une unité de pression équivalant à la pression exercée par une force de 1 newton sur une surface plane de 1 m2 (N/m2). L’essai de résistance à la perforation se mesure en joules ( 1J = 1m.N).

Essai de résistance à l’abrasion

Essai normalisé TAPPI (T476) servant à mesurer la résistance d’un papier au frottement d’une roue en mouvement. Il consiste à peser l’échantillon de papier avant et après le test; les résultats s’expriment en pourcentage de poids perdu.

Essai d’inflammabilité UL

Essai normalisé mis au point par Underwriters Laboratory pour mesurer le degré d’inflammabilité des matériaux.

Etroitisé
Se dit d'un caractère lorsqu'il est comprimé dans sa largeur (à l'opposé d'extra-large).

Exposition (ou insolation) (*)

Action de soumettre une surface photosensible à un rayonnement actinique

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F         Haut

Famille
En typographie, terme donné à une série de dessins du même caractère, variante d'un dessin de base. Elle est composée de plusieurs types: romain, italique, gras, maigre, étroitisé et large.

Fausse page (*)
Page de gauche d'un ouvrage imprimé. Son folio est pair.

Faux filigrane (*)
Empreinte semblable en apparence à un filigrane, produite dans le papier fini par des moyens mécaniques ou par application de certains produits.

Fer
On dit d'un texte qu'il est composé au fer quand seul une extrémité des est alignée verticalement. Un texte peut être composé au fer à gauche ou à droite (on dit aussi en drapeau).

Ferrotypie

Voir Glaçage.

Fibre

Cellules en forme de tubes creux qui renforcent et soutiennent les tissus végétaux. Les parois des fibres végétales sont formées principalement de cellulose. Voir aussi Composition

Feuille (*)
Matériau de faible épaisseur présenté à plat selon un format déterminé.

Feuillet (*)
Appellation servant à désigner une subdivision de la feuille au format rogné ou non. (Dans un ouvrage un feuillet représente 2 pages, soit 2 faces, le recto et le verso).

Filigrane

Dessin produit volontairement dans le papier et visible par transparence. Ce dessin est obtenu par un déplacement localisé de fibres au moyen d’une empreinte en relief ou en creux dans la toile ou à la surface d’un cylindre au contact avec la pâte humide.

Filet
Eléments entrant dans la composition sous la forme de traits ou de lignes servant à souligner, à séparer, à encadrer des textes ou des illustrations. Les filets présentent plusieurs épaisseurs.

Filigrane clair
Dessin apparaissant par transparence dans un papier; il est réalisé par la mise en place d'un motif en fils métalliques sur la toile de la machine à papier.

Filigrane « humide » (*) Empreinte d'un dessin délibérément produit dans le papier et visible par transparence. Le dessin est obtenu, par déplacement localisé des fibres, de deux façons possibles:
• au moyen d'une empreinte en relief ou en creux dans la toile, par exemple à la forme à main ou de la forme ronde d'une machine;
• au moyen d'une empreinte en relief ou en creux à la surface d'un cylindre (rouleau égoutteur tournant) en contact avec la pâte humide sur la toile d'une machineà table plate.

Filigrane ombré
Image dégradée obtenue par variation progressive de l'épaisseur du papier, et réalisée par écrasement du papier à l'état humide avec un cylindre gravé en basrelief. Filigrane repéré Filigrane positionnée à un endroit déterminé et constant de la feuille.

Film (*)
Surface photosensible vierge sur un support en matière transparente ou translucide. Un film est également la reproduction d'un document sur support photosensible transparent destinée au report (copie) sur la plaque.

Fini

Caractéristiques de l'état de surface, telles que le lissé, conférées au papier ou au cartonpar divers procédés mécaniques : laminage à chaud, laminage à la plaque, polissage à l’eau, apprêt sur machine ou calandrage.

Folio (folioter, foliotage)
Chiffre qui numérote chaque page d'un document imprimé.

Fond
Petit fond : marge intérieure de l'ouvrage (côté charnière) Grand fond : marge extérieure de l'ouvrage. On parle de marge de petit fond et de marge de grand fond.

Fonte
Police de caractères complète, avec ses chiffres, sa ponctuation et ses signes divers tels que les petites capitales ...

Force
Terme désignant le grammage d'un papier (et non sa résistance à la déchirure). Format fini

Format de l'imprimé,

une fois terminées les opérations de finition. Celles-ci consistent :
• sur feuille simple, en une rogne sur les 4 côtés en cas de «fonds perdus» ;
• sur un cahier, en une rogne sur 3 côtés ;
• sur un ouvrage broché, en un abattage de dos éventuel, avant couverture et en une rogne sur 3 côtés.

Format d'impression

Formats papier minoré de la largeur de prise de pinces.

Format machine
Dimension des cylindres de la presse utilisée (longueur x développement).

Format papier
Format intermédiaires délimités par un format maximum et un format minimum pouvant être utilisés par la presse.

Les formats sont généralement multiples du format A4 (21 x29,7cm) relatif aux formats des presses offset. Frictionné Papier dont une seule face est rendue unie et brillante par application et séchage sur un cylindre de métal poli chauffé, l'autre face conservant un aspect brut.

Fût

Trait principal, vertical ou oblique, comme dans L, B, V ou A. Egalement appelé haste ou hampe.

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G         Haut

Gabarit
Modèle simple sur lequel on dispose les textes dans la mise en page d'un ouvrage. Gamme d'essai ou « de photogravure » Ensemble d'épreuves de chacune des couleurs de la sélection, puis de leurs superpositions progressives. Par exemple: Magenta/Jaune/M + J/Cyan/M + J + C/Noir M+J+C+N. et généralement les Gabarits sont construit en vue de l'utilisation complexe de la surface d'une page.

Grille modulaire
système de mise en page qui offre plusieurs posibilités de distribution des éléments de la page (texte/image), tout en conservant la cohérence de l'ensemble de l'ouvrage.

Gaufrage
Opération qui consiste à faire apparaître un relief par le passage du papier entre deux cylindres gravés.

Gamme d'encres
Ensemble des encres utilisées pour une reproduction imprimée. Par exemple : gamme primaire normalisée, magenta, jaune, cyan.

Gamme des couleurs
Ensemble de toutes les combinaisons possibles de valeurs (pourcentages de trames) entre les 3 couleurs primaires.

Glaçage

Procédé photographique consistant à faire sécher l’épreuve avec son émulsion contre la surface d’une plaque de métal poli afin d’obtenir une surface glacée. Le terme est également utilisé lorsque cet effet se produit accidentellement. Il peut arriver, par exemple, qu’une épreuve devienne partiellement glacée après avoir été en contact avec une autre surface glacée lors de son entreposage, surtout lorsque le taux d’humidité relative est très élevé.

Gondolement

Déformation d’une feuille de papier due à un rétrécissement irrégulier qui lui donne un aspect légèrement ondulé.

Grammage

Poids d’une feuille de papier en grammes par mètre carré. Cette mesure peut aussi être exprimée en livres par rame de 500 feuilles d’un format donné (poids unitaire). Comme le format varie selon le type de papier, il est préférable d’utiliser le système métrique. Le carton dur utilisé pour la fabrication des boîtes a un grammage deux fois supérieur à celui du carton ondulé.

Garnitures
Eléments d'une mise en page qui ne sont pas des caractères, mais les filets, barres, fleurons ...

Gommage (*)
Opération consistant à appliquer un adhésif approprié sur tout ou partie de la surface d'une feuille de papier ou de carton, pour la rendre adhésive en vue d'un usage ultérieur.

Gondolage (*) Déformation d'un papier, généralement sur les bords et en sens « travers», due à des différences locales de l'humidité du papier. Remarque : Lorsque le gondolage se situe au milieu de la feuille, on dit que le papier «poche».

Gouttière
Espace séparant deux colonnes dans une page.

Graisse
La graisse d'une lettre caractérise l'épaisseur de son trait. A chacune de ses valeurs correspond une dénomination
: maigre (ou light) normal (ou regular) gras (ou bold) extra-gras (ou extra-bold)

Grammage
Poids d'un papier exprimée en grammes par mètre carré (gr/m2). En général de 35 à 350 grammes Pour un même grammage l’opacité varie selon la densité des fibres et la qualité de la fabrication.

Gravure (*)
Action de former des «creux», par tout moyen approprié, dans une plaque métallique ou plastique, au cours de la préparation d'une forme d'impression. (Pour certains procédés le creux obtenu peut être extrêmement faible, de l'ordre du micromètre.)

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H         Haut

Habillage
Texte épousant tout ou partie des contours d'une illustration.

Hauteur de capitale
Hauteur de la capitale d'une police, comprise entre la ligne de pied et l'extrémité supérieure du caractère.

Hauteur d'x
Hauteur du caractère bas de casse, à l'exclusion des jambages inférieurs et supérieurs.

Hirondelle
Petits repères, généralement en forme d'angles droits, imprimés discrètement pour faciliter les repérages de coupe ou de montage des photos.

Humidité relative de l'air
Rapport, exprimé en pourcentage pour une température donnée, entre la masse de vapeur d'eau contenue dans l'air et la masse qu'il pourrait absorber à saturation. Par exemple, pour une température de 23°C, l'air à saturation peut contenir 20,3 grammes d'eau par mètre cube d'air.

Homopolymère

Polymère composé d’une seule espèce de molécule, ou monomère.

Humidité relative

Quantité de vapeur d’eau dans l’air ambiant, exprimé en pourcentage du volume maximal de vapeur d’eau à une température donnée. Les documents sur papier devraient être conservés à un taux d’humidité relative de 45% +/- 5%.

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I         Haut

Imposition (*)
Ordonnancement des pages d'un ouvrage sur la forme imprimante, selon une disposition permettant de les retrouver assemblées dans l'ordre logique après
pliure.

Impression (*)

Reproduction de textes ou d'illustrations par transfert d'une préparation (encre, par exemple) sur un support à partir d'une mémoire-image.

Imprimeur (*)
Maître d'oeuvre de toute impression.

In-folio
Format obtenu après pliage en deux d'une feuille d'impression, ce qui représente 4 pages. On distingue aussi l'in-quarto (in-4°), subdivision en 4 d'une feuille, soit 8 pages ; l'in-octavo (in-8°), subdivision en 8, soit 16 pages. In-16, in-24, in-32, in-48 ...

Intercalaire (*)

Feuillet simple, hors-texte, inséré dans le corps d'ouvrage.

Interlettrage
Augmentation de l'espace compris entre les différents caractères d'un texte composé.

Interlignage

Espace mesurable en points, ajouté entre deux lignes de texte pour l'aérer. Mesure à préciser de pied de lettre à pied de lettre en millimètres

Indice Kappa

Unité de mesure du contenu de lignine dans un produit. Cinq unités kappa = 1%.

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J         Haut

Jambage inférieur
Partie inférieure d'une lettre bas de casse qui descend sous la ligne de pied, comme pour le p ou le g. Se dit aussi longue descendante.

Jambage supérieur
Partie supérieure d'une lettre bas de casse qui s'élève au-dessus de l'oeil (ou hauteur d'x), comme dans le b, le d ou le k. Se dit aussi longue ascendante.

Justification
Longueur des lignes d'un texte composé en alinéa (paragraphe) et limitées par leur alignement à gauche et à droite.

Jet

Couche fibreuse de composition homogène formée sur la toile de la machine à papier ou àcarton. Également, chaque feuille constitutive d’un carton; le carton est formé de plusieurs couches collées ensemble, par exemple, carton passe-partout à quatre jets. Voir aussi Épaisseur.

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L         Haut

Laize
C'est la largeur d'une bobine de papier mesurée en cm. Selon les cas, la laize aura 85 cm, 127,5 cm ou 169,5 cm.

Lettrine
Lettre de gros corps placée en début de paragraphe. Lézarde Dans un pavé de texte composé, forme blanche qui prend l'allure d'une lézarde et qui peut être considérée comme inesthétique. Elle est dû à une succession verticale de blancs entre les mots.

Ligature
Liaison effectuée entre deux lettres ou plus pour des raisons optiques (comme oe, ff, ffl ou fi). Les ligatures étaient très répandues dans la composition chaude mais elles le sont beaucoup moins dans la photocomposition et on y revient dans la composition numérique.

Ligne à voleur
Ligne de quelques lettres en fin d'alinéa.

Ligne de pied
Ligne sur laquelle s'alignent les caractères, dite également base. Les jambages inférieurs descendent sous cette ligne.

Linéature de trame (*)
Nombre de lignes ou de points par centimètre (ou par pouce), du quadrillage de base d'une trame.

Lignine

L’une des trois principales composantes de la pâte mécanique avec la cellulose et l’hémicellulose. La lignine est instable par nature; son élimination améliore donc la solidité et la durabilité du papier. La teneur en lignine des papiers permanents ne doit pas dépasser 1 %. De écentes recherches semblent cependant indiquer que la présence d’un peu de lignine ne nuit pas à la durabilité du papier, pourvu que la pâte soit alcaline et tamponnée. La présence de lignine réduit tout de même la solidité du papier.

Limite d’élasticité

Mesure de la résistance d’un matériau à une traction longitudinale (étirement) jusqu’à son point de rupture.

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M         Haut

Macule
Feuille imprimée ayant été salie accidentellement au verso par la feuille imprimée qui la précédait lors de l'impression offset (l'encre n'ayant pas eu le temps de sécher).(maculage, maculature).

Main
• Tenue d'un papier qui s'apprécie au toucher. A grammage égal, deux papiers n’ont pas la même rigidité.
• Rapport entre l'épaisseur de la feuille (exprimée en millimètres ou en fraction de millimètres) et son grammage (exprimé en gr/m2).

Main de papier (*)
Vingtième partie d'une rame, soit 25 feuilles (NF Q 01- 005). Une main de papier d'emballage ne compte que 24 feuilles.

Marbre
Surface plane sur laquelle les caractères en plomb étaient posés avant d'être insérés dans le chassis pour l'impression ou le clichage

Massicotage
Opération mécanique de coupage précis d'un imprimé. Monnaie : mettre de la monnaie C'est ajouter des blancs pour augmenter la hauteur d'un texte

Montage (*)
• Processus de mise en place, conformément à la maquette, des éléments constitutifs d'une page (textes et illustrations- souvent appelé « prémontage»).
• Processus de mise en place des phototypes de chaque page, sur un emplacement déterminé sur la forme d'impression, conformément au schéma d'imposition.
• Résultat d'une des opérations précédentes.

Main

La vingtième partie d’une rame de papier, soit 25 feuilles.

Métaux en traces

Métaux, tels le cuivre et le fer, qui peuvent avoir un effet catalytique dans la dégradation du papier. On exige généralement < 30 ppm de fer et < 1 ppm de cuivre.

MicroChamber

Appellation commerciale d’une gamme de papiers et de cartons fabriqués par Conservation Resources International Inc. Ces produits contiennent du charbon activé servant à absorber les substances polluantes pouvant se dégager de certains documents ou présentes dans le milieu ambiant.

Module de flexion

Nombre de flexions qu’un matériau peut supporter avant de céder.

Mullen   voir Essai de Mullen.

Mylar

Appellation commerciale pour la feuille de polyéthylène téréphtalate (PET). Le Mylar type D, fabriqué par Dupont sert à l’encapsulation, à la fabrication d’enveloppes protectrices, etc. Ce produit est discontinué depuis l’automne 2001. Il existe un produit équivalent, le Melinex 516, fabriqué aussi par Dupont.

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N         Haut

Négatif (*)
Caractéristique d'un phototype, sur lequel les densités optiques varient en sens inverse de celles de l'original.

Noir-au-blanc (*)
Terme de métier, caractérisant la reproduction d'un texte sous forme négative lisible (par exemple: lettres blanches sur fond noir, lettres blanches sur fond rouge, etc.).

Nitrate de cellulose

Composé obtenu en traitant la cellulose avec de l’acide nitrique et de l’acide sulfurique. Le nitrate de cellulose a servi de support pour les pellicules à partir du début des années 1920 jusque dans les années 1950. En raison de leur instabilité, les films en nitrate doivent être conservés dans un environnement frais et sec. Dès qu’ils commencent à se détériorer, une réaction catalytique se déclenche, la pellicule s’effrite rapidement, produisant des cloques fibreuses brunâtres et collantes. Cette réaction est exothermique et peut causer une explosion ou un incendie si la pellicule est enroulée serrée dans un contenant hermétique. Au premier signe de détérioration, on doit reproduire le film ou le congeler en attendant de pouvoir le faire.

Normes et spécifications

Termes souvent pris l’un pour l’autre. Dans le contexte de la présente publication, une norme est un document publié par un organisme national ou international tel que l’ISO précisant les matériaux et les caractéristiques d’un produit ou décrivant un procédé industriel, par exemple, l’utilisation du papier bond et du papier registre pour les documents permanents. Le terme spécifications désigne un document similaire, mais faisant l’objet d’une publication interne d’une institution.

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O         Haut

Oeil
Partie de la lettre qui transfère l'encre; le noir du caractère (partie imprimante d'un caractère). L'oeil d'un caractère bas de casse correspond aux dessins des lettres à laquelle il appartient et qui ne possèdent ni ascendantes (b) ni descendantes (g). Par exemple, le a, le e, le x. Au sein d'un même corps mais dans deux polices différentes, cet oeil peut être relativement petit ou grand.

Orpheline
Première ligne d'un paragraphe qui figure seule au bas d'une colonne. (voir veuve )
 

Ours
L'ours est l'imprimeur dans l'argot typographique. En fait, c'est la mention obligatoire du nom de l'imprimeur, du lieu d'impression et de plusieurs renseignements, comme le tirage et le numéro de dépôt légal.

Ozalid (*)
Marque commerciale devenue terme de métier, désignant une épreuve de contrôle tirée sur papier aux colorants azoiques (dit papier diazo).

Oxyde ou carbonate de zinc

Minéral parfois utilisé à la place du carbonate de calcium pour tamponner le papier.

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P         Haut

Page (*)
Une seule des faces du feuillet (le recto ou le verso). Pagination Suite des numéros de pages d'un ouvrage imprimé. Synonyme de foliotage.

Panse
Trait ovale qui renferme le contrepoinçon, comme dans le b, le p ou le O.

Papier

Terme générique qui désigne différents produits se présentant sous forme de feuille ou de rouleau. On fabrique le papier en déposant des fibres végétales, minérales, animales ou synthétiques, ou encore un mélange de fibres, dans une suspension liquide, avec ou sans addition d’autres substances. Le papier peut être couché, conditionné ou apprêté de diverses façons, pendant ou après sa fabrication, sans pour autant cesser d’être du papier. Selon les méthodes traditionnelles de fabrication du papier, on utilise de l’eau comme liquide de suspension; les méthodes plus récentes se servent de l’air ou d’autres types de fluides.

Papier à cigarettes (*)
Papier mince, non collé, pouvant contenir des charges ou des additifs, notamment en vue d'adapter sa combustibilité à celle du tabac, résistant suffisamment au déchirement et au froissement pour le rendre apte à la fabrication des cigarettes, pouvant être bobiné sur une faible largeur.

Papier (ou carton) apprêté (*)
Papier ou carton traités mécaniquement sur la machine à papier, afin d'améliorer le lissé et l'uniformité d'aspect des deux faces. Cette modification est généralement moins poussée que dans le cas du satinage.

Papier bible (*)
Papier mince pour impression, très opaque, sans pâte mécanique, de bonne résistance aux manipulations et au vieillissement.

Papier pour billets de banque (*)
Papier à la fois de sécurité et infalsifiable, durable, convenant à l'impression en couleurs, et de haute résistance au maniement et au pliage.

Papier de chiffon (*)
Papier fabriqué à partir de pâte contenant une certaine proportion de pâte de chiffon. La proportion minimal requise pour que le papier puisse être dénommé «de chiffon» varie selon les pays.

Papier pur chiffon (*)
Papier fait entièrement de pâte de chiffon (La définition figurant dans la norme ISO est complétée comme suit: «...mais pouvant cependant contenir accidentellement une petite quantité d'autres fibres ».)

Papier contrecollé (*)
Papier obtenu par le contrecollage de deux papiers ou plus, de composition identique ou différente.

Papier (ou carton) frictionné (*)
Papier ou carton dont une face a été rendue unie et brillante par séchage au contact d'un cylindre de métal poli dûment chauffé faisant partie de la sécherie de la machine à papier. L'autre face du papier ou du carton reste relativement rugueuse.

Papier Ignifugé (*)
Papier ou carton ayant subi un traitement tendant à supprimer, diminuer ou retarder sensiblement la pyrolyse ou la combustion. (Définition conforme à la norme expérimentale X 65-020).

Papier infalsifiable (*)
Papier doté de caractéristiques propres à révéler les falsifications ou tentatives de falsifications.

Papier ingraissable (*)
Papier sans bois résistant à la pénétration des corps gras, écru, blanc ou coloré. Cette résistance est obtenue par tout traitement, à l'exception de celui à l'acide sulfurique (NF Q 12-001).

Papier (ou carton) multicouches (*)
Papier ou carton constitués de plus de trois couches fibreuses unies entre elles en cours de fabrication à l'état humide, sans adhésif. Deux de ces couches ou plus peuvent être de même composition. Dans certains pays, on utilise également dans le même sens le terme « multiplex» ou « multiplis», le produit fini pouvant être obtenu par contrecollage de plus de trois feuilles sèches.

Papier (ou carton) paraffiné (*)
Papier ou carton imprégnés ou enduis de paraffine ou de cires diverses.

Papier (ou carton) pour l'emballage des aliments
congelés et surgelés, c'est-à-dire sans contact
(*)
Papier ou carton ayant une résistance mécanique élevée aux températures normales et basses et à une humidité élevée, aptes à être transformés en matériaux d'emballage pour le stockage d'aliments congelés ou surgelés déjà protégés.

Papier ou carton pour la protection des aliments
congelés et surgelés, c'est-à-dire avec
contact direct
(*)
Papier ou carton ne contenant aucun produit de nature à altérer et à contaminer les aliments, ayant une résistance mécanique élevée aux températures normales et basses, aptes à subir une transformation ultérieure pour la fabrication de matériaux d'emballage possédant les caractéristiques voulues, telles que résistance à la pénétration des corps gras, imperméabilité à la vapeur d'eau, et permettant une fermeture étanche.

Papier satiné (*)
Papier qui a été soumis à un calandrage poussé dans une supercalandre en vue de lui donner une surface plus unie et plus brillante que celle du papier apprêté.

Papier de sécurité (*)
Papier doté d'éléments d'identification destinés à empêcher la contrefaçon.

Papier sulfurisé véritable (*)
Papier ayant été modifié par l'action de l'acide sulfurique.Ce traitement lui donne une texture continue, une dureté de surface plus grande et une résistance élevée à la pénétration des liquides organiques en général, et en particulier des corps gras, huiles et graisses. Cette structure donne également au papier une résistance à la désagrégation par l'eau même bouillante.

Papier surfacé (*)
Papier ayant reçu une enduction destinée à améliorer ses caractéristiques de surface.

Papier surglacé (*)
Papier ayant un taux de charge supérieur à 20 %, et fortement calandré en vue de lui donner un état de surface permettant, entre autres, l'impression au moyen de clichés tramés fins.

Papier à usage intensif

Papier ou carton à chemise doté d’une grande résistance mécanique, supportant bien les pliages répétés. Voir aussi Durabilité.
Papier bond

Papier de qualité supérieure servant à l’écriture ou à l’impression, traditionnellement utilisé lorsqu’on a besoin d’un papier solide et durable. Les papiers bond offrent maintenant beaucoup d’autres avantages. C’est pourquoi on les utilise pour les feuilles à en-tête et les formulaires, ainsi que dans les cas où les considérations esthétiques et la qualité d’impression sont plus importantes encore que la durabilité

Papier couché

Papier auquel on a appliqué une ou plusieurs couches d’un enduit protecteur. Cet enduit est une suspension liquide contenant des pigments (généralement blancs) et un adhésif, ainsi que divers autres additifs tels des colorants, des dispersants et des modificateurs de viscosité. L’enduit modifie la surface de la feuille pour répondre à des exigences précises liées à son utilisation, à l’impression par exemple.

Papier cristal

Produit obtenu, à partir d’une pâte chimique, par humidification et satinage d’un papier réfractaire aux taches de graisse. Ce papier est lisse et lustré sur les deux faces, en plus d’être translucide. Le papier cristal utilisé pour les archives doit être exempt d’acide.

Papier de qualité archives

Papier offrant une durabilité maximale et une très grande résistance au vieillissement; on l’utilise pour les documents qui doivent être conservés en permanence. Les composantes et les caractéristiques du papier de qualité archives sont précisées dans les normes suivantes : ISO 9706 : 1994 Information et documentation

— Papier pour documents

— Prescriptions pour la permanence; ISO 11108:1996 : Information et documentation
— Papier pour documents d'archives

— Prescriptions pour la permanence et la durabilité, et la norme CGSB 9.70-2000 de l’Office des normes générales du Canada.

Papier exempt d’acide

Papier ne contenant aucun acide libre et ayant un pH égal ou supérieur à 7,0. Ce papier peut être produit à partir de n’importe quelle fibre exempte d’acides actifs, ou dont on a éliminé les acides durant le processus de fabrication. Les résidus d’agents de blanchiment utilisés dans la fabrication du papier, la présence de colle à la résine d’alun ou l’exposition aux polluants atmosphériques peuvent cependant entraîner la formation d’acides dans le papier, à moins qu’on ne lui ait ajouté une substance alcaline capable de neutraliser ces acides.

Papier grand format — 8 1/2 sur 14 po.

Papier format commercial — 8 1/2 sur 11 po.

Papier kraft

De l’allemand “ kraft ” qui signifie fort. Papier fait d’une pâte au sulfate non blanchie, à partie de fibres de résineux. Ce papier a une plus grande résistance mécanique que les autres papiers fabriqués à partir des mêmes fibres. Les termes pâte kraft et pâte au sulfate sont souvent utilisés comme synonymes.

Papier registre

Sorte de papier se caractérisant par sa solidité, sa résistance à la déchirure, sa tolérance à l’eau et à l’encre, et enfin par l’uniformité et la douceur de sa surface. À l’origine, on l’utilisait surtout pour les écritures au crayon ou à l’encre. Le papier registre est généralement encollé en surface. Il est souvent soumis à un usage intensif; il doit donc être durable et le plus permanent possible.

Pâte

Substance composée de fibres, d’eau et d’additifs qui donnera du papier après avoir été transformée dans une machine à papier. Les fibres proviennent de plusieurs sources. Les fibres végétales, les plus importantes de nos jours, comprennent les fibres de résineux (plus longues) et de feuillus (plus courtes). Les fibres les plus longues produisent du papier plus résistant. On utilise aussi les fibres de l’alfa, de la paille, du bambou, du chanvre, de la ramie, sans oublier bien sûr le chiffon (voir Papier de chiffon).
Il existe plusieurs méthodes de fabrication du papier à partir de fibres végétales. La méthode la plus simple consiste à pulvériser des billes ou des copeaux de bois pour produire une pâte
mécanique. Elle permet d’obtenir le plus gros volume de pâte par rapport au nombre d’arbres abattus. Cette pâte contient toutefois beaucoup d’impuretés et ne se prête guère qu’à la fabrication du papier journal. Pour un papier de meilleure qualité, on doit utiliser une pâte chimique, c’est-à-dire une pâte dont on aura éliminé les éléments non cellulosiques. Pour y arriver, il faut soumettre la bouille de copeaux de bois à l’action d’une liqueur bisulfitique (pâte au bisulfite), d’un monosulfite (pâte au sulfite neutre), de soude caustique et de sulfures de sodium (pâte au sulfate), ou encore à l’action de la soude caustique seule (pâte à la soude). Après blanchiment, on obtiendra une pâte relativement pure qui sera ensuite traitée dans la machine à papier. Les méthodes varient quelque peu si on utilise d’autres sortes de fibres. C’est le cas notamment du chiffon.

Pâte chimique — Voir Pâte.

Pâte mécanique

Pâte obtenue en broyant le bois à l’aide d’un abrasif pour en séparer les fibres, sans recourir à des produits chimiques. La pâte mécanique renferme plusieurs substances pouvant entraîner la dégradation du papier, en particulier la lignine et l’hémicellulose.

Pâte vierge à haute teneur en alpha cellulose

Pâte chimique de qualité supérieure ne contenant aucun produit de recyclage ni autre impureté.

Parangonnage
Action qui consiste à disposer, dans une même ligne, des caractères d'oeil ou de corps différents mais alignés sur une même ligne de base.

Passe
La passe est la quantité de feuilles (prévues ou à prévoir) qui seront perdues suite aux essais, réglages, tâches ou mauvaises impressions.

Pavé Suite de lignes de texte composé délimitée par des blancs (pavé de texte).

Perforation   Voir Essai de Mullen.

Permanence

Capacité d’un papier de résister aux changements sur de très longues périodes sans subir de dommages importants, dans des conditions normales d’utilisation et de conservation. Le papier durera moins longtemps s’il est exposé à l’humidité, à la chaleur, à la lumière ou à des produits chimiques tels que l’acide. On évalue la permanence du papier en le soumettant à un vieillissement accéléré dans un four et par divers essais dans d’autres conditions très strictes d’humidité, de température et d’éclairage. Il y a trois degrés de permanence : moyenne durée (50-100 ans), longue durée (plus de 100 ans) et permanence véritable (plusieurs centaines d’années).

Peroxydes

Composés organiques réactifs dont les molécules contiennent deux atomes d’oxygène reliés entre eux.

pH

Expression de l’acidité ou de l’alcalinité d’un corps ou d’une solution. Un pH 7 est neutre; les valeurs plus faibles indiquent l’acidité et les valeurs plus élevées, l’alcalinité. La concentration d’ions d’hydrogène libres s’exprime au moyen d’un exposant. Ainsi, un pH 4 représente un taux d’acidité dix fois supérieur à celui d’un pH 5 et cent fois supérieur à celui d’un pH 6. Le pH d’un papier permanent variera entre 7,5 et 9,5.

Photographie ou épreuve à l’albumine

Procédé photographique du 19e siècle, basé sur l’utilisation du blanc d’oeuf (albumine) pour agglomérer les halogénures d’argent ou les éléments servant à former l’image. L’albumine fut largement utilisée entre 1855 et 1895, pour être ensuite emplacée par la gélatine. Les épreuves à l’albumine se caractérisent par un mince support de papier, par des ombres allant du brun au pourpre, des clairs coquille d’oeuf, et par de fines craquelures dans l’émulsion.

Pilée

Un chargement de matériaux bruts versé dans un malaxeur pour fabriquer la pâte de papier.

Pica Voir point.

Piqûre à cheval (*)
Procédé dans lequel des feuilles pliées encartées les unes dans les autres sont maintenues par une ou deux agrafes métalliques insérées dans le pli du dos.

Piqûre à plat (dite « Polké ») (*)
Procédé dans lequel des feuillets assemblés sont maintenus par des agrafes. On utilise rarement ce procédé quand il s'agit de cahiers; une fois l'opération de piquage terminée, les volumes sont toujours brochés.

Plaque (*) Forme d'impression offset.

Plaque présensibilisée (*)
Plaque (positive ou négative) comprenant une couche d'un matériau directement photosensible et destinée à la préparation d'une forme d'impression offset.

Plastifiants

Substances en solution ayant habituellement l’apparence du verre et que l’on incorpore à des plastiques comme le PVC afin de les assouplir. Ces substances ne sont pas liées chimiquement au polymère; avec le temps, elles peuvent s’en séparer et migrer à la surface du plastique, puis s’évaporer ou disparaître. Ces plastiques vont éventuellement se dessécher, rétrécir et se craqueler. D’autres additifs, huiles, lubrifiants, antioxydants et cyanamides peuvent aussi migrer à la surface des plastiques.

Plastiques

Modifications de composés organiques complexes ou de polymères synthétiques, consistant généralement en longues chaînes de monomères reliés par polymérisation. Pour ajouter à la complexité de leur structure, les plastiques sont additionnés de divers produits comme des plastifiants, des lubrifiants et des antioxydants. Pour plus de détails, voir les noms spécifiques des différents types de plastiques : Polyester, Polyéthylène, etc.

Pliage  Voir Résistance au pliage.

Poids unitaire   voir Grammage.

Polycarbonate (PC)

Plastique en feuille, transparent, résistant, pouvant filtrer les rayons ultraviolets et convenant donc pour un usage archivistique. Exemple : le Lexan.

Polychlorure de vinyle (PVC)

Matière plastique inappropriée pour les archives en raison de l’évaporation des plastifiants qu’elle renferme qui entraîne son rétrécissement et l’émission de gaz nocifs. Cette dégradation chimique libère de l’acide chlorhydrique. On doit éviter en particulier d’entreposer les diapositives dans des contenants de PVC.

Polyester

 Plastique en feuille transparent, très solide, mis au point dans les années 1950 et convenant à un usage archivistique. Le polyester a supplanté l’acétate de cellulose dans la fabrication de bandes magnétiques et aussi, mais à un moindre degré, dans celle des films. Le Melinex 516 de Dupont est une appellation commerciale du polyester.

Polyéthylène (PE)

Plastique en feuille servant à la fabrication d’enveloppes et de pochettes et convenant à un usage archivistique. Principales appellations commerciales : Ethafoam et Tyvek.

Polyéthylène téréphtalate (PET)

Film de plastique transparent, incolore, contraint, étiré, à orientation biaxiale. Voir aussi Mylar et Polyester.

Polypropylène (PP)

Plastique en feuille servant à la fabrication d’enveloppes et de pochettes et convenant à un usage archivistique.

Poinçon
Barre métallique comportant à son extrémité le dessin original d'un caractère. Sert à réaliser la matrice dans laquelle seront fondus les caractères d'imprimerie.

Point
Dit point Didot en Europe, point Pica en Grande Bretagne et aux Etats Unis. C'est l'unité de mesure typographique. En France et en Europe (à l'exclusion de la Grande-Bretagne), il vaut 0,3759 mm. Son multiple: 12 points est appelé douze ou encore cicéro : il mesure 4,15 mm. Aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, le point Pica mesure 0,351 mm. Son multiple : 12 points, appelé pica, mesure 4,21 mm.

Point de trame (*)
Élément de base d'une image reproduite par similigravure, de forme ronde ou carrée et de surface variable.

Police
Ensemble des caractères (lettres et signes) d'un même corps, de même graisse et de même style, nécessaires à la composition typographique.

Positif (*)
Caractéristique d'un phototype, sur lequel les densités optiques varient dans le même sens que celles de l'original.

Pourcentage de tramé (valeur de trame) (*)
• Sur un phototype tramé de valeur uniforme, rapport de la surface des zones opaques à la surface totale de l'image
• Sur une impression tramée uniforme, rapport de la surface des zones encrées à la surface totale de l'image

ppm   parties par million.

Présentation en continu (formulaire en continu)
« Imprimés» de très grande longueur, pliés en accordéon (jusqu'à 3 000 volets) et destinés à être utilisés sur machines mécanographiques ou sur imprimantes d'ordinateurs.

Présentation à la française (*)
Disposition dans laquelle le sens de lecture est parallèle à la petite dimension du format fini

Présentation à l'italienne (*)
Disposition dans laquelle le sens de lecture est parallèle à la grande dimension du format fini.
 

Prise de pinces
Bande de papier, en principe non imprimable (sauf «acrobaties»), permettant le maintien de la feuille sur le cylindre pendant l'impression.

Produits absorbants

Produits tels que le charbon activé, qui peuvent absorber ou accumuler à leur surface des substances liquides ou gazeuses (impuretés, polluants, etc.). Voir MicroChamber.

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Q         Haut

Queue
• Trait court, qui dans le cas du Q par exemple, descend plus bas que la ligne de pied.
• Texte n'ayant pu rentrer dans une colonne ou une page.

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R         Haut

Rame (*)
Mode de présentation par 500 feuilles de papier identiques.

Ramette
Ensemble de 500 feuilles de papier dont l'un des côtés est inférieur à 40 cm.

Recto
Face d'un feuillet opposée au verso.

Registre
Disposition de deux pages selon laquelle celle qui se trouve sur le recto d'un feuillet est parfaitement superposée à celle se trouvant sur le verso. La vérification se fait par transparence ou en piquant les angles avec une épingle

Reliure (*)
Technique de finition des ouvrages imprimés comportant un ensemble spécifique d'opérations conduisant à la réalisation des livres à partir de corps d'ouvrages préalablement réalisés par brochage avec ou sans coutures (plaçure, grecquage, couture, passure en colle, endossure, tranche-filure, passure en carton, emboîtage, préparation à la couvrure et finissure).

Renfoncement
Valeur de blanc qui représente le retrait effectué au début de la première ligne d'un alinéa. Synonyme : retrait.

Repérage
Positionnement de plusieurs images l'une sur l'autre visant à réaliser la parfaite superposition ou juxtaposition des divers éléments.

Report ou copie (*)
Ensemble des opérations physico-chimiques permettant en photogravure offset de préparer la forme d'impression à partir du montage.

Reproduction (*)
Représentation graphique des caractéristiques visuelles d'un original.

Réserve
Effet qui consiste à faire apparaître un texte ou une image en blanc sur fond noir, de couleur ou tramé.

Retiration
Impression du verso d'une feuille déjà imprimée, par un second passage (machine à retiration : imprime le verso et le recto simultanément). Par extension, seconde impression subie par une feuille sur la même face.

Rhéologie (*) Étude de l'écoulement des matériaux déformables, depuis les substances presque solides jusqu'aux substancesliquides. Cette étude revêt une importance toute particulière dans le cas des substances colloïdales dont font partie la plupart des encres d'imprimerie.

Romain
Tout caractère aux jambages verticaux. Contraire: italique.

Rame

Paquet de 500 feuilles de papier identiques.

Reemay 

Appellation commerciale pour un tissu de polyester non tissé.
Réserve alcaline Voir Tampon alcalin.

Résistance à la déchirure

Force moyenne nécessaire (en gramme ou en kilogramme) pour déchirer une feuille de papier. On peut la mesurer au moyen de l’essai T-414 (TAPPI). Dans le système métrique, les valeurs sont exprimées en millinewtons (mN).

Résistance au pliage

Nombre de doubles pliages qu’un papier ou un carton peut supporter avant de se rompre (essai T-511,TAPPI).

Rigidité

On mesure la rigidité d’un carton au moyen de l’essai T-489 (TAPPI). Il faut d’abord coincer l’extrémité d’un morceau de carton dans une sorte d’étau, puis appliquer une pression à l’autre extrémité. Le moment de flexion s’exprime en grammes par centimètres (unités Taber), ou encore en millinewtons par mètres (mN.m) et cela vaut aussi bien dans le sens machine que dans le sens travers.

Ruban au bioxyde de chrome (CrO2)

Type de bande magnétique audio très instable et que l’on devrait éviter tant que ce problème d’instabilité ne sera pas réglé.

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S         Haut

Séquence
Ordre dans lequel sont imprimées successivement les couleurs.

Simili
Technique de reproduction photomécanique d'une image, grâce à l'interposition d'une trame, qui rend les différentes valeurs des dégradés sous forme de points de taille variable.

Spur
Projection que l'on peut parfois observer à la base d'un b ou d'un G.

Supports d'impression (*)

Matériaux ou objets destinés à être imprimés.

Surfaçage
Les papiers dits couchés reçoivent un traitement de surface par enduction d’une couche de kaolin (matière minérale) sur une ou deux faces qui améliore
le lissage et la blancheur.

Sac de congélation

Contenant scellé à chaud, utilisé dans les systèmes d’entreposage à froid. Ce type de contenant est formé d’un matériau composé de quatre couches superposées : papier, polyéthylène, aluminium et polyéthylène.

Sens machine

Sens du papier sortant de la machine lors de sa fabrication. Comme la plupart des fibres s’orientent d’elles-mêmes longitudinalement, c’est dans ce sens que le papier est le plus résistant.

Sens travers

Sens perpendiculaire au sens de production du papier. Le papier est habituellement plus faible dans ce sens.

Soudure latérale

Méthode de thermosoudure utilisée pour l’encapsulation ou la fabrication d’enveloppes de Mylar.

Soufre réductible

Composé sulfuré pouvant altérer une image photographique, mais que l’on peut “ réduire ” chimiquement. Pour les produits à usage archivistique, la norme est de 8 ppm ou 0,0008 %.

Stabilité dimensionnelle

Aptitude d’un papier ou d’un carton à conserver ses dimensions et sa forme lorsque son taux d’humidité varie, par exemple, lorsque les contraintes physiques et mécaniques auxquelles il est soumis varient en cours d’impression, de transformation ou d’utilisation.

Supports de données lisibles par machine

Documents dont l’utilisation requiert des appareils électroniques. Font partie de cette catégorie les bandes magnétiques, les disques compacts, les enregistrements phonographiques, les disquettes d’ordinateur, etc.

Supports magnétiques

Documents constitués de particules magnétiques incorporées à un support, généralement une pellicule de polyester, et nécessitant des appareils électroniques pour pouvoir les utiliser ou en interpréter les données : bandes audio ou vidéo, disquettes d’ordinateur, rubans de dictaphone, etc.

Syndrome du vinaigre

Expression courante désignant la dégradation d’une pellicule d’acétate de cellulose entraînant la production d’acide acétique.

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T         Haut

Teneur en eau du papier
Quantité d'eau contenue dans le papier ramené à 100 g; cette valeur est obtenue par dessiccation du papier à l'étuve maintenue à 100 °C. Elle s'exprime en pourcentage.

Thixotropie (*)
Propriété d'une substance qui se liquéfie quand on l'agite et revient à son état initial après cessation de l'effort, en un temps plus ou moins long.

Tierce (tierceur)
Opération qui consiste à prendre la première feuille sortie de presse pour la façonner et vérifier ainsi le positionnement correct de chacun des élément sconstituant l'imprimé : placement, foliotage, registre, repères de collationnement...

Tirant ou poisseux (*)
Résistance d'un film d'encre à une scission dans son épaisseur, à vitesse élevée. C'est une caractéristique rhéologique importante des encres pour procédés typographiques et offset.

Tiré-à-part
Impression d'une partie ou de la totalité d'un document, en plus de la fabrication normalement prévue et destiné à une utilisation particulière (page de publicité parue dans une revue ...).

Trichromie (*)
Technique de reproduction permettant d'obtenir une équivalence subjective des sensations des couleursd'un original, à partir d'une combinaison appropriée de trois couleurs de base appelées couleurs primaires.

Tuilage (*)
Déformation d'une feuille de papier ou de carton sur toute sa surface, lui donnant une tendance à s'enroulersur elle-même.

Tampon alcalin — Appelé aussi charge alcaline ou réserve alcaline; il s’agit habituellement d’uncomposé minéral, tel le carbonate de calcium, intégré au papier pour neutraliser les acides qui pourraient s’en dégager avec le temps ou provenir du milieu ambiant. On recommande généralement une réserve de carbonate de calcium de 2% à 3%. Le pH des papiers tamponnés varie normalement de 7,5 à 9,5.

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V         Haut

Vélin
• Peau de veau utilisée pour la reliure des livres d'art.
• Appellation commerciale pour certains papiers d'édition de haute qualité, qui ne sont pas vergés.

Vergé
Papier doté de vergeures, c'est-à-dire de traces semblables à celles d'un filigrane, laissées par des fils de cuivre organisés à la manière d'une trame ou d'un treillis sur un rouleau vergeur. Les vergeures dans le sens travers et les pontuseaux dans le sens de fabrication marquent le papier comme les «fils d'eau» qui autrefois traçaient, dans le papier même, le cheminement de l'eau ruisselant de la feuille.

Vergeures (*)
Filigrane continu constitué par des lignes parallèles très rapprochées, généralement associées à d'autres lignes plus espacées, perpendiculaires aux premières nommées pontuseaux.

Verso
Face d'un feuillet opposé au recto.

Veuve
Dans une composition, dernière ligne d'un paragraphe isolée en haut d'une colonne ou d'une page (voir orphelin).

Vignette
Ornement typographique destiné à agrémenter la composition et la mise en page. Utilisé pour constituer des encadrements sous forme de bandeaux ou de culs-de-lampe.

Volet (*)
Terme utilisé avec les dépliants pour désigner l'équivalent d'un feuillet (par exemple, dépliant accordéon, 6 volets, dépliant portefeuille 4 volets).

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